Ressource pédagogique gratuite, sans inscription

Sécurité, disponibilité, performance : aucun placement n'a les trois

save-wealth.com explique, en français simple, comment fonctionne le conseil en investissement en France, ce que contiennent les grandes familles de placements et ce que coûtent les frais. Nous ne vendons rien et ne conseillons personne : nous vous aidons à poser les bonnes questions.

Le triangle de l'épargne

Choisissez un coin, un côté ou le centre.

Sécurité avant tout

La valeur du capital ne baisse pas, ou très peu. La contrepartie est une rémunération limitée, qui peut rester en dessous de l'inflation, et parfois une sortie moins rapide que prévu.

Où on le trouve

  • Fonds en euros d'un contrat d'assurance vie
  • Comptes à terme

Question à poser Dans quelles conditions puis-je perdre une partie du capital ?

Sécurité et disponibilité

L'argent reste accessible à tout moment et sa valeur ne baisse pas. Le taux est fixé par les pouvoirs publics ou par la banque, les versements sont plafonnés et la performance reste faible.

Où on le trouve

  • Livrets réglementés, comme le livret A ou le LDDS
  • Livrets bancaires

Question à poser Ce placement suit-il au moins l'inflation ?

Disponibilité avant tout

L'argent est utilisable tout de suite, sans délai ni pénalité. Sur un compte courant il n'est en général pas rémunéré : avec l'inflation, son pouvoir d'achat diminue chaque année.

Où on le trouve

  • Compte courant

Question à poser De quelle somme ai-je besoin tout de suite, et pour combien de mois de dépenses ?

Disponibilité et performance potentielle

Les titres cotés se vendent chaque jour de bourse, mais au prix du moment, qui peut être très inférieur au prix d'achat. La valeur peut monter comme baisser fortement.

Où on le trouve

  • Actions cotées, détenues dans un PEA ou sur un compte-titres
  • Fonds indiciels cotés, ou ETF

Question à poser Que se passe-t-il si je dois vendre pendant une baisse ?

Performance potentielle avant tout

Le placement peut prendre beaucoup de valeur comme la perdre entièrement, et l'argent reste souvent bloqué pendant des années, sans possibilité de revente simple.

Où on le trouve

  • Parts de jeunes entreprises non cotées
  • Fonds de capital-investissement, comme les FCPR, FCPI ou FIP

Question à poser Combien de temps mon argent sera-t-il bloqué, et que se passe-t-il si l'entreprise échoue ?

Sécurité relative et performance potentielle

Un bien ou des parts d'immobilier varient moins vite au quotidien qu'une action, mais leur valeur peut baisser, et la revente prend des semaines, voire des mois.

Où on le trouve

  • Immobilier détenu en direct
  • Parts de SCPI, souvent appelées pierre-papier

Question à poser Combien de temps faut-il pour revendre, et à quel prix ?

Répartir entre les trois coins

La plupart des épargnants combinent plusieurs familles. Une répartition n'efface pas le risque, elle le répartit. L'adapter à votre horizon et à votre capacité à supporter des pertes est le rôle d'un conseil personnalisé, que ce site ne fournit pas.

Où on le trouve

  • Une part disponible pour les imprévus
  • Une part sûre pour les projets proches
  • Une part exposée aux marchés pour les projets lointains

Question à poser Comment cette répartition change-t-elle si mon projet arrive plus tôt que prévu ?

Ce que propose save-wealth.com

save-wealth.com est un projet éditorial indépendant, rédigé depuis Lyon. Nous publions des contenus pédagogiques sur le conseil en investissement et l'épargne, et nous les laissons en accès libre. Voici ce que vous trouverez ici, et ce que vous n'y trouverez pas.

  • 0 €

    Gratuit, sans compte

    Tous les contenus se lisent sans inscription, sans abonnement et sans zone réservée. Il n'existe aucune version payante du site.

  • Des sources que vous pouvez vérifier

    Chaque règle citée renvoie à l'autorité qui la publie. Vous pouvez donc contrôler vous-même, à la source, ce que nous expliquons.

    • AMF
    • ACPR
    • Banque de France
    • ORIAS
    • CNIL
  • Aucun produit à vendre

    Nous ne commercialisons aucun placement, ne touchons aucune commission et n'accueillons ni publicité ni contenu sponsorisé.

  • Des chiffres toujours fictifs

    Les exemples chiffrés servent à montrer un mécanisme. Ils sont inventés, signalés comme tels, et ne décrivent aucun produit réel.

  • Une rédaction qui répond

    Une question sur un terme ou un document ? La rédaction répond par e-mail, sur le fond des contenus, jamais sur un investissement précis.

    Écrire à la rédaction

Qui peut vous conseiller en France

Le droit de donner un conseil en investissement dépend d'un statut, et chaque statut a son registre public et son autorité de contrôle. Choisissez un statut pour voir où le vérifier et comment la personne est payée.

Conseiller en investissements financiers

Le CIF donne des conseils sur les placements financiers, seul ou au sein d'un cabinet. Il ne peut pas recevoir de fonds de ses clients, à l'exception de ses honoraires.

Où le vérifier
Registre de l'ORIAS
Qui le contrôle
L'AMF, avec l'association professionnelle agréée dont il doit être membre
Comment il est payé
Par des honoraires, par des commissions des sociétés dont il présente les produits, ou les deux
Ce qu'il vous remet
Un document d'entrée en relation, une lettre de mission, puis un rapport qui justifie son conseil

Banque ou entreprise d'investissement

Votre conseiller bancaire peut vous recommander des placements, le plus souvent ceux de son groupe. La banque peut aussi exécuter les ordres et conserver les titres.

Où le vérifier
Registre REGAFI, tenu sous l'égide de la Banque de France et de l'ACPR
Qui le contrôle
L'ACPR pour l'agrément et la solidité, l'AMF pour les règles de conduite des services d'investissement
Comment il est payé
Par les frais et commissions des produits et services, parfois par des frais de conseil
Ce qu'il vous remet
Un questionnaire sur votre situation, une déclaration d'adéquation et un relevé annuel des frais

Société de gestion de portefeuille

Avec la gestion sous mandat, vous confiez à une société de gestion le soin de décider à votre place, dans le cadre d'un profil défini ensemble.

Où le vérifier
Liste des sociétés de gestion agréées publiée par l'AMF
Qui le contrôle
L'AMF
Comment il est payé
Par des frais de gestion annuels, parfois complétés d'une commission liée aux résultats
Ce qu'il vous remet
Un mandat écrit qui décrit le profil de gestion, puis des comptes rendus réguliers

Courtier en assurance

Pour l'assurance vie, c'est souvent un courtier ou un agent qui présente les contrats. Il doit proposer un contrat cohérent avec vos exigences et vos besoins.

Où le vérifier
Registre de l'ORIAS
Qui le contrôle
L'ACPR
Comment il est payé
Le plus souvent par des commissions versées par les assureurs
Ce qu'il vous remet
Un document qui présente son statut et sa rémunération, puis une proposition écrite et motivée

Conseiller en gestion de patrimoine n'est pas un statut réglementé : c'est une appellation commerciale. Derrière, on trouve un ou plusieurs des statuts ci-dessus, qui doivent tous figurer dans le premier document remis.

Le parcours de conseil, document par document

Un conseil en investissement suit un ordre précis, et chaque étape laisse une trace écrite. Si un document manque, vous pouvez le demander.

  1. Étape 1 : Le premier contact

    Avant toute recommandation, le professionnel se présente par écrit : statuts, numéro d'immatriculation, mode de rémunération, liens avec des sociétés de produits et procédure de réclamation.

    Document Document d'entrée en relation

    À vérifier Le numéro donné correspond-il bien au nom dans le registre ?

  2. Étape 2 : Le cadre de la mission

    Une lettre de mission décrit le service rendu, ce qu'il couvre, combien il coûte et comment il prend fin. C'est elle qui permettra plus tard de vérifier ce qui était prévu.

    Document Lettre de mission

    À vérifier Le prix est-il exprimé en euros, et pas seulement en pourcentage ?

  3. Étape 3 : Votre situation

    Le conseiller recueille vos connaissances et votre expérience, votre situation financière, y compris votre capacité à supporter des pertes, vos objectifs et votre horizon.

    Document Questionnaire de connaissance client

    À vérifier Les réponses enregistrées sont-elles bien les vôtres ? Relisez-les avant de signer.

  4. Étape 4 : La recommandation

    Le conseil vous est remis par écrit, avec les raisons pour lesquelles il correspond à votre profil, et les documents d'information des produits proposés, comme le DIC.

    Document Rapport ou déclaration d'adéquation

    À vérifier Le document explique-t-il pourquoi ce produit, plutôt qu'un autre ?

  5. Étape 5 : Le suivi

    Chaque année, vous recevez un relevé qui additionne les coûts du service et ceux des produits. Si un suivi régulier est prévu, il est décrit dans la lettre de mission.

    Document Relevé annuel des coûts et frais

    À vérifier Le total payé correspond-il à ce qui avait été annoncé ?

Huit familles de placements, vues par le triangle

Une opportunité d'investissement appartient presque toujours à l'une de ces familles. Choisissez une qualité pour voir les familles qui la possèdent le plus, et ce qu'elles sacrifient en échange.

  • Livrets réglementés

    Sécurité
    élevée
    Disponibilité
    élevée
    Performance
    faible

    Taux fixé par les pouvoirs publics, versements plafonnés, retraits libres.

  • Compte à terme

    Sécurité
    élevée
    Disponibilité
    faible
    Performance
    faible

    Taux connu à l'avance contre un blocage de durée fixe ; une sortie anticipée est pénalisée.

  • Fonds en euros

    Sécurité
    élevée
    Disponibilité
    moyenne
    Performance
    faible

    Support d'assurance vie dont le capital est protégé par l'assureur, hors frais ; retraits possibles, parfois avec des délais.

  • Obligations

    Sécurité
    moyenne
    Disponibilité
    moyenne
    Performance
    moyenne

    Prêt à un État ou à une entreprise ; la valeur varie avec les taux et dépend de la solidité de l'emprunteur.

  • Actions cotées

    Sécurité
    faible
    Disponibilité
    élevée
    Performance
    élevée

    Parts d'entreprises vendables chaque jour de bourse, au prix du moment, qui varie fortement.

  • Fonds indiciels cotés

    Sécurité
    faible
    Disponibilité
    élevée
    Performance
    élevée

    Un panier de titres qui suit un indice : le risque propre à une entreprise diminue, pas celui du marché.

  • Parts de SCPI

    Sécurité
    moyenne
    Disponibilité
    faible
    Performance
    moyenne

    Immobilier détenu à plusieurs ; la revente des parts peut prendre des mois et leur valeur peut baisser.

  • Non coté

    Sécurité
    faible
    Disponibilité
    faible
    Performance
    élevée

    Parts de jeunes entreprises ou de fonds de capital-investissement, bloquées des années, avec un risque de perte totale.

Ces niveaux sont des repères généraux, pas une notation. Un produit précis peut s'en écarter : c'est son document d'informations clés qui fait foi.

Ce que les frais laissent d'un capital fictif

Les frais se lisent en pourcentage, une année à la fois, ce qui les fait paraître petits. Ici, ils s'additionnent. Pour isoler leur effet, la valeur de marché reste immobile : aucune hausse, aucune baisse, seulement des frais.

Valeurs fictives, à déplacer

20 000 €
2,0 %
1,5 %
15 ans
100 % 90 % 80 % 70 % 60 % 50 % Aujourd'hui Dans 15 ans
Valeur restante du capital fictif, en pourcentage du versement, année après année. La zone colorée correspond aux frais payés.
Valeur restante
15 624 €
Frais cumulés
4 376 €
Part du versement
21,9 %

Dans la réalité, la valeur d'un placement varie chaque année et d'autres frais peuvent s'ajouter, comme ceux du contrat qui l'enveloppe. Cet exemple n'est ni une prévision ni une comparaison de produits : il montre seulement comment les frais se cumulent.

Six signaux d'alerte dans un seul message

Ce message est inventé, mais chacune de ses phrases vient des schémas que l'AMF et l'ACPR décrivent dans leurs mises en garde. Touchez un numéro dans le message pour savoir pourquoi le passage doit vous arrêter.

Thomas, conseiller patrimoineMessage reçu, exemple inventé

Bonjour Madame, je vous contacte suite à votre demande d'information. Nous avons une opportunité réservée à quelques clients : un rendement mensuel fixe, bien au-dessus des livrets, et votre capital ne risque rien. Les places partent vite, il faudrait valider avant ce soir. Pour démarrer, il suffit d'un virement sur le compte de notre partenaire à l'étranger, et je vous aiderai à installer une application pour suivre vos positions.

Exemple fictif. Toute ressemblance avec un message réel est volontaire : ces formules circulent réellement.

Un contact que vous n'avez pas demandé

Les fraudeurs achètent des fichiers de contacts ou répondent à de faux formulaires. Un professionnel autorisé peut vous démarcher, mais sous des règles strictes, et vous pouvez toujours le retrouver dans un registre officiel.

Une rareté fabriquée

L'idée d'un accès privilégié sert à court-circuiter votre prudence. Un placement autorisé est décrit dans des documents publics, pas réservé à un cercle choisi.

Une performance élevée présentée comme sûre

C'est l'inverse exact du triangle : une performance élevée va toujours avec un risque. Un document officiel décrit ce risque avec un indicateur et des scénarios, jamais avec une promesse.

Une urgence

Un conseiller autorisé doit d'abord connaître votre situation et vous remettre des documents. La précipitation sert celui qui propose, pas vous.

Un compte qui n'est pas celui de la société

L'argent d'un placement va à un établissement autorisé, sur un compte à son nom ou au vôtre. Un virement vers un tiers ou vers un pays sans rapport avec la société est très difficile à récupérer.

Un logiciel de prise en main à distance

Ce type d'application donne à un inconnu le contrôle de votre appareil, et donc de votre accès bancaire. Aucun service régulier n'en a besoin.

Avant de verser quoi que ce soit, vérifiez le nom de la société dans les registres de l'ORIAS et de REGAFI, ainsi que sur les listes noires publiées par l'AMF et l'ACPR.

Quatre articles pour aller plus loin

Chaque article part d'un document ou d'une décision concrète, et se termine par ce que vous pouvez vérifier vous-même. Ils s'ouvrent sur cette page, sans inscription.

Conseil,

Le document d'entrée en relation : ce qu'il doit vous dire avant tout conseil

Avant la première recommandation, un conseiller en investissements financiers vous remet un document qui dit qui il est, comment il est payé et à qui vous adresser en cas de désaccord. Voici comment le lire.

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Rémunération,

Conseil indépendant ou non indépendant : ce que change le mode de rémunération

Les deux formes de conseil sont autorisées et encadrées. Elles diffèrent surtout par la façon dont le conseiller est payé, et donc par les questions à lui poser.

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Documents,

Lire le document d'informations clés en dix minutes

Trois pages au maximum, un plan identique pour tous les produits concernés : le document d'informations clés est fait pour être comparé. Voici dans quel ordre le lire.

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Vigilance,

Vérifier un intermédiaire avant de lui confier quoi que ce soit

Trois registres publics, une liste noire et quelques réflexes suffisent à écarter la plupart des propositions frauduleuses. Le tout prend un quart d'heure.

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Le document d'entrée en relation : ce qu'il doit vous dire avant tout conseil

Quand vous rencontrez un conseiller en investissements financiers pour la première fois, la discussion commence souvent par vos projets. Avant qu'il ne vous recommande quoi que ce soit, il doit pourtant vous remettre un document écrit : le document d'entrée en relation, souvent abrégé en DER. C'est la carte d'identité professionnelle de la personne qui vous conseille.

Qui il est et qui le contrôle

Le document indique le statut de conseiller en investissements financiers et le numéro d'immatriculation au registre de l'ORIAS, que vous pouvez vérifier vous-même en ligne. Il précise aussi l'association professionnelle dont le conseiller est membre : ces associations sont agréées par l'AMF et vérifient le respect des règles par leurs adhérents.

Beaucoup de professionnels cumulent plusieurs statuts, par exemple conseiller en investissements financiers et courtier en assurance. Le document doit tous les mentionner, car chaque statut correspond à des règles et à des autorités différentes.

Comment il est rémunéré

C'est la partie la plus utile. Le document dit si le conseil est fourni de manière indépendante ou non indépendante, et comment le conseiller est payé : par des honoraires que vous versez, par des commissions reçues des sociétés dont il présente les produits, ou par les deux. Il signale aussi les liens importants, capitalistiques ou commerciaux, avec ces sociétés.

Si une phrase vous semble floue, demandez qu'on vous la reformule avec un exemple en euros. Un professionnel sérieux sait expliquer sa propre rémunération simplement.

Que faire en cas de désaccord

Le document décrit la procédure de réclamation et donne les coordonnées d'un médiateur. Pour les placements financiers, le médiateur de l'AMF peut être saisi gratuitement, après une première réclamation écrite restée sans réponse satisfaisante.

Ce qui vient ensuite

Le document d'entrée en relation est suivi d'une lettre de mission, qui décrit le service rendu et son prix, puis d'un recueil d'informations sur votre situation. Gardez une copie de chacun : ce sont eux qui permettent, plus tard, de vérifier que le conseil reçu correspondait à ce qui avait été convenu.

Conseil indépendant ou non indépendant : ce que change le mode de rémunération

Les règles européennes sur les services d'investissement distinguent deux formes de conseil. Aucune n'est interdite ni réservée à un type de client. Ce qui les sépare, c'est d'abord l'origine de la rémunération du conseiller.

Le conseil indépendant

Un conseiller qui se présente comme indépendant doit examiner un éventail suffisamment large de produits, y compris des produits de sociétés avec lesquelles il n'a aucun lien. Il ne peut pas conserver les commissions versées par ces sociétés : s'il en reçoit, il doit vous les reverser intégralement. Concrètement, vous le payez directement, par des honoraires.

L'avantage est la lisibilité : vous voyez le prix du conseil. La contrepartie est que ce prix apparaît en entier sur une facture, alors qu'il est moins visible dans l'autre modèle.

Le conseil non indépendant

Un conseiller non indépendant peut être rémunéré par des commissions, aussi appelées rétrocessions, versées par les sociétés dont il présente les produits. Ces commissions sont autorisées si elles servent à améliorer la qualité du service rendu et si elles vous sont communiquées, avant le conseil puis chaque année.

Ces montants ne disparaissent pas : ils sont compris dans les frais du produit. Vous ne les payez pas sur une facture, mais ils réduisent chaque année la valeur de votre placement.

Les questions à poser dans les deux cas

Demandez combien vous coûtera le conseil, en euros, la première année puis les suivantes. Demandez quelle part des frais du produit revient au conseiller. Demandez enfin combien de sociétés différentes il a comparées avant de vous faire sa recommandation.

Chaque année, vous devez recevoir un relevé qui additionne les coûts du service et ceux des produits, en euros et en pourcentage. C'est le document le plus utile pour comparer ce qui vous avait été annoncé avec ce que vous avez réellement payé.

Lire le document d'informations clés en dix minutes

Pour de nombreux produits d'investissement, comme les fonds, les supports en unités de compte d'un contrat d'assurance vie ou les produits structurés, la société qui les conçoit doit rédiger un document d'informations clés, le DIC. Il fait trois pages au plus et suit toujours le même plan, ce qui permet de mettre deux produits côte à côte.

Commencer par la durée

Allez d'abord à la rubrique qui indique combien de temps il est recommandé de conserver le produit et s'il est possible d'en sortir plus tôt. Si cette durée dépasse le moment où vous aurez besoin de l'argent, le reste du document compte moins : le produit ne correspond pas à votre horizon.

Puis l'indicateur de risque

L'indicateur synthétique de risque est une échelle de 1 à 7. Le niveau 1 ne signifie pas absence de risque, seulement le risque le plus faible de l'échelle. Lisez aussi le texte qui l'accompagne : il précise si une partie du capital est protégée et dans quelles conditions.

Les scénarios ne sont pas des prévisions

Le document présente plusieurs scénarios, dont un scénario de tensions et un scénario défavorable. Ils montrent ce qui pourrait arriver dans des conditions de marché différentes, à partir de données passées. Ce ne sont ni des objectifs ni des promesses. Le scénario de tensions est souvent le plus instructif.

Enfin, les coûts

Le tableau des coûts au fil du temps indique, en euros, ce que vous paieriez pour un montant d'exemple si vous sortiez après un an ou à la fin de la durée recommandée. Un second tableau sépare les coûts d'entrée, de sortie, les coûts récurrents et, le cas échéant, les commissions liées aux résultats.

Attention : les frais du contrat qui enveloppe le produit, par exemple les frais de gestion d'un contrat d'assurance vie, peuvent s'ajouter à ceux du DIC. Demandez le total.

Vérifier un intermédiaire avant de lui confier quoi que ce soit

Les escroqueries aux faux placements ont rarement l'air d'escroqueries. Les sites sont soignés, les interlocuteurs polis et les documents ressemblent à de vrais contrats. La vérification ne porte donc pas sur l'apparence, mais sur des registres que personne ne peut modifier à votre place.

Les registres officiels

Le registre de l'ORIAS recense les conseillers en investissements financiers, les courtiers en assurance et les intermédiaires en opérations de banque. Le registre REGAFI, tenu sous l'égide de la Banque de France et de l'ACPR, liste les établissements agréés, comme les banques et les entreprises d'investissement. L'AMF publie la liste des sociétés de gestion de portefeuille qu'elle a agréées.

Si l'interlocuteur n'apparaît dans aucun de ces registres, ou sous un autre nom, arrêtez-vous là.

Les listes noires

L'AMF et l'ACPR publient des listes de sites et d'entités qui proposent des placements sans y être autorisés. Ces listes ne sont jamais complètes, car de nouveaux noms apparaissent chaque semaine : ne pas y figurer ne prouve rien.

Le piège de l'usurpation

Certains fraudeurs se présentent sous le nom d'une société réellement agréée. Comparez l'adresse du site, l'adresse e-mail et le numéro de téléphone avec ceux qui figurent dans le registre officiel, et rappelez la société par ses coordonnées officielles, jamais par celles qu'on vous a données.

Les réflexes qui ne coûtent rien

Ne versez jamais d'argent sur un compte au nom d'une personne physique ou dans un pays sans rapport avec la société. N'installez jamais de logiciel de prise en main à distance à la demande d'un interlocuteur. En cas de doute, le service Épargne Info Service de l'AMF répond gratuitement aux questions des particuliers.

Les questions que l'on nous pose le plus

Une rédaction indépendante, basée à Lyon, qui écrit et vérifie tous les textes. Nous répondons en tant que rédaction, à l'adresse [email protected] et au numéro indiqué dans les contacts.

C'est un projet pédagogique indépendant : il ne vend aucun produit financier, ne touche aucune commission et n'accueille ni publicité ni article sponsorisé. Les lecteurs ne paient rien.

Non. Les contenus sont uniquement pédagogiques et informatifs. Nous ne connaissons pas votre situation et ne disons à personne quoi acheter, vendre ou garder. Pour un conseil personnalisé, adressez-vous à un professionnel autorisé, que vous pouvez vérifier dans les registres publics.

Non. Nous ne citons aucun nom, n'avons d'accord avec personne et ne transmettons les données de nos lecteurs à aucun tiers. Nous vous expliquons en revanche comment vérifier vous-même un statut dans les registres de l'ORIAS, de REGAFI ou de l'AMF.

Seulement celles que vous saisissez dans le formulaire : prénom, nom, e-mail, pays de résidence, votre question, le téléphone si vous choisissez de l'indiquer et vos choix de consentement. Le navigateur garde deux préférences techniques. Nous n'utilisons aucun outil de mesure d'audience ni de publicité.

D'autres réponses, sur les registres, les réclamations et les données personnelles, sont dans la page FAQ.

Écrire à la rédaction

Vous avez repéré une erreur, un terme reste obscur, ou vous aimeriez que nous traitions un sujet ? Écrivez-nous. Nous répondons sur le contenu du site, pas aux demandes de conseil personnel.

Nous répondons en général sous cinq jours ouvrés, à l'adresse e-mail indiquée dans le formulaire.

Votre demande à la rédaction

La demande est enregistrée dans un fichier sur notre serveur. Seule la rédaction la lit, et nous la supprimons au plus tard douze mois après notre dernier échange. Nous ne la transmettons à aucun conseiller ni intermédiaire. Les détails sont dans la politique de confidentialité.

Avis pédagogique

Des contenus gratuits, pas des services financiers

Le triangle de l'épargne, le parcours de conseil, l'exemple sur les frais et les articles de save-wealth.com sont des contenus pédagogiques gratuits. Ils se lisent tous sur ce site, sans créer de compte. Vous n'y trouverez pas :

  • de conseil en investissement ni de recommandation personnalisée
  • d'intermédiation, de gestion de votre argent ou de signaux pour acheter ou vendre
  • de promesse de performance ou de résultat
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